Bête noire de tout entrepreneur, une facture impayée peut rapidement mettre à mal sa trésorerie. Pour faire face aux retards de paiement de ses clients et les convaincre d’honorer leurs factures, il est donc recommandé de mettre en place une procédure de relance bien rodée. On passe en revue les différentes solutions qui s’offrent à vous pour obtenir le recouvrement de vos factures, d’abord à l’amiable puis par
voie judiciaire !
Vous avez terminé et livré une prestation. Les jours défilent, puis les semaines, et votre client ne vous a toujours pas payé. Aïe ! Malheureusement, lorsqu’on est entrepreneur, les impayés sont monnaie courante
et ce dans n’importe quel secteur d’activité.
Le problème, c’est qu’à moins d’avoir une trésorerie bien fournie, il suffit parfois d’un seul retard de paiement pour se retrouver en difficulté. D’où l'intérêt de mettre en place un système de relance étape par étape, qui vous permettra de recouvrir vos factures efficacement.
À savoir : à partir du moment où le délai de paiement inscrit sur la facture est arrivé à échéance, vous êtes en droit d’entamer des relances.
Avant tout, il est bon de se rappeler que nous sommes tous humains ! Avant d'imaginer tout de suite le pire scénario - que le client n’a aucune intention de vous payer - accordez lui le bénéfice du doute.
Il se peut en effet qu’il ait tout simplement oublié, que son comptable soit en vacances ou qu’un événement personnel soit en cause. De nombreuses raisons peuvent expliquer un retard de paiement :
essayez d’être compréhensif malgré votre frustration (qui est ceci dit tout à fait légitime).
Commencez donc par contacter votre client en lui rappelant poliment que votre facture est en attente de règlement et que l’échéance est dépassée. Un simple mail fera l’affaire : si vous utilisez un logiciel de
facturation, sachez que certains outils permettent d’envoyer des emails de relance très facilement.
Vos emails et vos appels sont restés sans réponse ? Votre client fait la sourde oreille ? Il est alors temps de passer à la seconde étape : la lettre de relance pour facture impayée.
Ce type de courrier n’a pas de valeur juridique. Il s’agit d’une simple lettre lui rappelant son obligation de vous régler, sous une forme plus formelle qu’un mail. Vous pouvez préciser qu’en cas de non retour, une procédure de mise en demeure sera engagée : vous verrez que c’est souvent suffisant pour le faire réagir !
Attention toutefois à bien choisir vos mots et à rester cordial. L’idée est de résoudre la situation à l’amiable et sans échanges virulents afin de ne pas ternir votre réputation. Si vous cherchez un exemple
de lettre de relance sur lequel vous appuyez, vous trouverez de nombreux modèles sur le web.
En cas d’échec de la lettre de relance, la suite logique est la mise en demeure de payer. Obligatoire au regard de la loi pour pouvoir entamer une procédure judiciaire, ce document fait office de “dernier
avertissement” à votre client.
Pour être valide, une mise en demeure doit répondre à certaines règles, comme celle d’être expédiée en recommandé avec accusé de réception. Elle doit également faire figurer plusieurs mentions légales :
Si chacune des actions ci-dessus a échoué, votre dernière option est d’entamer une procédure de recouvrement judiciaire.
Jusqu’ici, les relances, même à valeur juridique comme dans le cas de la mise en demeure, ne servent qu’à inciter votre client à procéder volontairement au règlement. Le recours aux voies judiciaires, lui, a
pour but de contraindre ce dernier à payer.
Selon la nature du litige et vos ressources, 3 types de procédure de recouvrement peuvent être mises en oeuvre :
Voilà pour les différentes étapes pour relancer vos factures impayées. Pour finir, rappelons que la meilleure des protections est encore la prévention ! Vérifiez autant que possible la solvabilité de vos prospects avant de vous engager avec eux, et encadrez bien vos prestations à l’aide de devis et de contrats conformes.